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Le dilemme de la ménopause

  |   Laüna   |   No comment

La ménopause est une puissante transition entre l’Eté et l’Automne de la vie de la femme. L’arrêt des menstrues met fin à sa phase maternante (qui pousse la femme à prendre soin de l’autre) pour la ramener à son Essence, donc à se consacrer à elle. La femme a le choix entre s’ouvrir à la Vie et fleurir ou s’accrocher à ce qui s’en va et flétrir jusqu’à en mourir.

La ménopause est bien souvent vécue comme la perte de quelque chose : perte de la possibilité de porter un enfant, perte de la proximité des enfants qui grandissent et quittent le nid, perte de la souplesse, de la jeunesse, de la beauté…

Un grand vide se dépose parfois, un inconnu s’ouvre : c’est qui moi en dehors de tout cela ?

 

Stress ou sérénité

Au moment de la ménopause, le cycle hormonal de la femme s’estompe. La sécrétion automatique d’Oestrogènes et de Progestérone diminue. La femme a l’impression que son cycle s’arrête comme si la vie la mettait sur une voie de garage. “Et après ?” questionne-t-elle sans toujours obtenir de réponse.

Je considère la ménopause comme une aubaine pour la femme. Papa Oestrogènes et maman Progestérone ont fini de la tenir par la main en lui inspirant à chaque cycle les dynamiques de son masculin et de son féminin dans l’espoir qu’elle les harmonise. Ils la lâchent en lui faisant confiance. Elle est riche de toutes les ressources accumulées au cours de ces années vécues avec eux. Elle peut désormais voler de ses propres ailes et choisir les hormones qu’elle veut générer. Ils la poussent à monter sur son trône et à régner sur ses Terres.

La femme a le choix entre :

  • L’état de stress qui génère la Vasopressine et toutes les hormones de stress.
  • L’état de sérénité qui génère l’OCytocine et tout son cocktail d’hormones du bonheur.

L’état de stress

Cet état attache la femme à la matière, la pousse à faire encore et encore pour continuer de produire. Cet état ouvre la peur du manque, de la solitude, de la mort, de la séparation. La femme s’accroche au passé et s’enferme dans les oeillères de ce qu’elle connaît, dans ses repères familiers.

Cet état génère des tensions dans son corps qui créent des douleurs puis des maladies. La femme s’enferme, se replie, se recroqueville, retourne vers la terre qui l’attire inexorablement.

Dans cet état, elle déserte ses Terres, se détourne de son Être donc de la Vie et ouvre elle-même sa propre tombe.

C’est ce que nous avons appris de nos mères et de toutes les femmes de notre lignée. C’est que que nous dicte la société. Combien de vos aînés sont consultés aujourd’hui pour leur sagesse ? Combien d’entre aux sont parqués dans l’attente de la mort ?

Cet état maintient la femme dans un système de survie où tout est douleur, labeur, peur…

L’état de sérénité

Cet état entraîne la femme vers la Vie. Il l’ouvre à cette énergie de vie qui l’anime. Il l’invite à s’ouvrir à l’inconnu encore et encore, à savoure l’instant, à vivre au présent en ayant foi dans sa capacité à traverser ce qu’il va advenir. La femme libère sa spontanéité, sort des cadres, pose son unicité, va vers ce qui est essentiel pour elle, suit ses passions, rayonne la maturité de sa féminité.

Elle s’éveille à ce qui la dépasse, au monde subtil, à l’énergie illimitée du Ciel. Elle déploie ses ailes et s’allège, largue les amarres et se prépare pour son envol.

Très peu de personnes nous ont montré que c’était possible. C’est une nouvelle voie qui mérite d’être ouverte. C’est bien souvent effrayant de s’y lancer tant il est plus simple de souffrir pendant des jours que de jouir pendant des heures.

Cet état génère l’Ocytocine hormone de l’amour, de la vie, du bonheur, de la jeunesse. Hormone qui ouvre un chemin d’éternité. La Vie perdure au-delà de la mort.

Cet état ramène la femme à l’unité donc à son unicité. Son vecteur d’évolution est la simplicité, la joie profonde et la fluidité.

L’Automne et la ménopause

La ménopause est l’automne du cycle de Vie de la femme. La dynamique d’automne est exigeante, tranchante et impitoyable. Elle a une détermination à toute épreuve et une endurance hors du commun. Elle ne lâche rien, son rôle est de faire émerger l’Être. Tous les coups sont permis pour amener la femme à s’ouvrir à la vie. La dynamique d’automne peut plonger la femme dans les affres de la souffrance et la pousser jusqu’à la mort dans l’espoir qu’elle s’ouvre et dise “oui” à la Vie.

La dynamique d’automne préfère que la femme meurt pleinement vivante plutôt que de se traîner dans la survie comme une mort-vivante.

Toute femme a le choix :

  • Résister ou s’ouvrir
  • Être victime ou être Reine
  • S’accrocher au Faire ou rayonner son Être
  • S’accrocher aux lambeaux du passé ou nager dans la rivière de l’inconnu, de l’imprévisible, de l’incontrôlable
  • Se courber vers la Terre ou se déployer vers le Ciel
  • Abandonner ses Terres ou les cultiver avec soin

La dynamique d’Automne est spirituelle à celle qui lève le nez et lâche le Faire. Elle ramène à l’unité pour celle qui se laisse sculpter et arrête de s’accrocher à ce qui n’a plus de sens. Elle est épure et cisèle avec amour le joyau que le femme porte en elle dans l’espoir qu’elle le considère et s’y consacre.

La femme aura-t-elle le courage de s’aimer jusque-là ?

Toute femme et tout être humain à le choix de ses états d’Être ou de Faire.

Ce choix lui appartient. Il est de sa responsabilité.

 

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